avenir d'une offensive

Dossier Tunisie 2

10-12-27 - intermezzo

10-12-27 - AFP -- Manifestation de soutien à Tunis aux habitants de Sidi Bouzid

Tunisie : Manifestation de soutien à Tunis aux habitants de Sidi Bouzid

(AFP) – 27 déc. 2010 

TUNIS — Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Tunis pour exprimer leur soutien aux mouvements de protestation dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), a constaté une journaliste de l'AFP.

A l'initiative de plusieurs syndicats dont ceux de l'enseignement secondaire, de la poste et des caisses de sécurité et de la santé, les manifestants se sont rassemblés devant le siège de l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt, centrale syndicale) au centre de la ville.

Un important dispositif de police était déployé dans le secteur de la place Mohamed Ali, et les manifestants ont renoncé à défiler et sont restés trois heures devant les locaux de la centrale syndicale. Ils ont scandé des slogans réclamant "le droit de travailler", un "développement équitable entre les régions" et la "libération des prisonniers de Sidi Bouzid".

Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs autres villes à l'appel de l'Ugtt, selon des images diffusées par la chaîne satellitaire Al-Jazira.

A Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis), des avocats ont organisé une action de soutien en se tenant debout devant le palais de justice en robes noires, portant des panneaux exprimant leur soutien aux habitants de cette région.

La région de Sidi Bouzid est en proie à des troubles depuis la tentative de suicide d'un jeune homme, le 19 décembre. Diplômé de l'université, marchand de fruits et légumes, il s?était fait confisquer sa marchandise par la police faute de permis. Désespéré, il s'est aspergé d'essence pour s'immoler, mais il a survécu et se trouve dans un état critique.

Cinq jours plus tard, un autre jeune a mis fin à sa vie en s'électrocutant au contact de câbles électriques.

Le 25 décembre, de violents affrontements ont opposé des manifestants et la police dans la région de Sidi Bouzid faisant un tué et des blessés.

Par ailleurs, un jeune homme s'est tué dimanche en tombant dans un puit dans cette même région. Les causes de sa chute restent incertaines, et les autorités ont contesté qu'il puisse s'agir d'un suicide.

Les manifestations de protestation et de soutien aux habitants ont eu lieu le week-end dans plusieurs régions de la Tunisie (Menzel Bouzayane, Regueb, Souk Jedid, Ben Guerdane, Kairouan, Medenine, Sfax et Bizerte).


10-12-29 - Daily Star -- Tunisia suspends four people over suicide attempt by unemployed man

Tunisia suspends four people over suicide attempt by unemployed man
By Agence France Presse (AFP)

Wednesday, December 29, 2010

TUNIS: Tunisian authorities have suspended four people over the attempted suicide of an unemployed man that sparked days of protests, media reports said Tuesday.

A local government leader in Sidi Bouzid and three of his aides have been removed from duty, including a female officer who had a confrontation with 26-year-old Mohammad Bouazizi, the Achourouk daily reported.

The female officer slapped and spat at Bouazizi, who was selling fruit and vegetables on the streets to support his family, Le Temps daily reported.

Bouazizi doused himself with gasoline and set himself alight on December 17, sustaining severe burns, triggering days of protests in the region against high youth unemployment.

Bouazizi left the education system in high school and did not have a degree, contrary to reports that he was a graduate, Le Temps reported.

Tunisia has struggled to create jobs for young people, particularly in poorer interior regions such as Sidi Bouzid.

Thousands of people took to the streets on December 24, the worst day of rioting, where they burned the local headquarters of the national guard, who responded with gunshots that killed an 18-year-old protesteo.

The protests spread to the capital Tunis Monday, where several hundred gathered to demonstrate solidarity with the protestors in Sidi Bouzid.


“The root of the problems is the high rate of unemployment for university graduates, the high price of raw materials and agriculture being the sole source of work,” said the Tunisian League for the Defense of Human Rights.

“Unemployment is the immediate problem, with all that can follow,” said Touhami Heni, the regional head of Tunisia’s major union.

Tunisia’s unemployment rate is 14 percent, but the percentage of graduates without work is about double that, prompting a warning from the IMF.

“The weakness of the development model has caused inequality between regions, as witnessed by the fact that 90 percent of [investment] projects are in coastal areas, and 10 percent in the interior,” said opposition leader Rachid Khechana. He said the situation was aggravated by the migration of thousands of graduates from poorer interior regions to coastal cities in search of work.

In an acknowledgment of the plight of the region’s young people, Development Minister Mohammad Nouri Jouini announced a 15 million dinar ($10 million dollar) employment program. – AFP

10-12-29 - TSR -- Troubles sociaux sans précédent en Tunisie

Troubles sociaux sans précédent en Tunisie

29.12.2010 17:17 - mise à jour: 20:41

Les troubles durent depuis plusieurs semaines. [FETHI BELAID - AFP]

Alors que la Tunisie est touchée par des troubles sociaux depuis plusieurs semaines, le président Zine El Abidine Ben Ali a opéré mercredi un remaniement partiel du gouvernement marqué par le départ du ministre de la Communication et par l'annonce d'un "programme d'urgence" pour l'emploi des diplômés.

Depuis plusieurs semaines, de jeunes diplômés manifestent dans le pays, réclamant du travail et l'arrêt de la corruption. Dans la foulée de ces troubles sociaux, Ben Ali a procédé à un remaniement de son gouvernement. Le ministre de la Communication Oussama Romdhani quitte ses fonctions. Il sera remplacé par Samir Abidi, jusque-là ministre de la Jeunesse et du Sport, dont le poste a été confié à Abdelhamid Slama.

Un peu plus tôt dans la journée, le Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale) avait appelé à la démission des ministres de l'Intérieur et de la Communication. Le PDP les juge responsables de la dégradation de la situation à la suite des troubles sociaux de Sidi Bouzid.

Premiers heurts à Tunis

Les troubles sociaux sont rares en Tunisie, un pays que dirige depuis 23 ans le président Ben Ali et qui coopère étroitement avec les pays occidentaux contre les activistes d'Al-Qaïda. Mais des incidents s'y sont succédé ces dernières semaines. Les heurts de lundi à Tunis faisaient suite à une manifestation survenue vendredi dernier à Bouziane, 240 km au sud de la capitale, où un jeune diplômé sans emploi a été tué par balle lorsque la police a ouvert le feu. Un millier de personnes avaient répondu à l'appel de militants syndicaux.

Des émeutes avaient déjà éclaté dimanche et lundi derniers à Sidi Bouzid après le suicide d'un homme qui protestait contre son statut de chômeur. Les affrontements, qui opposaient des centaines de jeunes à la police, s'étaient étendus à d'autres villes du centre comme Sousse, Sfax et Meknassi.

Lundi à Tunis, la police a dispersé des protestataires à coups de matraque. C'était la première fois depuis longtemps qu'une série de manifestations atteignait la capitale. Le gouvernement a accusé ses opposants d'avoir manipulé ces émeutes pour discréditer le pouvoir.

La Libye voisine ouvre ses frontières

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a décidé mardi d'ouvrir plus largement les portes de son pays aux Tunisiens en quête d'un emploi, rapporte l'agence de presse officielle Jana. "La décision concerne l'entrée des Tunisiens pour des raisons de tourisme, de travail ou n'importe quelle autre raison tant qu'ils sont traités de la même façon que les Libyens", ajoute l'agence.

Des accords sur les migrations de main-d'oeuvre entre la Tunisie et ses voisins à l'économie plus développée pourraient aider à résoudre la crise, estiment des analystes.

10-12-29 - Le Nouvel Observateur -- Tunisie appel au calme du président Ben Ali

Créé le 29-12-2010 à 07h19 - Mis à jour à 08h43


Le chef de l'Etat tunisien a averti que "la loi sera appliquée en toute fermeté" à l'égard des opposants et syndicalistes auteurs des manifestations sociales dans la région de Sidi Bouzid.


Après les troubles sociaux qui ont affecté pendant près de 10 jours la région de Sidi Bouzid (centre-ouest de la Tunisie), le président Zine El-Abidine Ben Ali a recommandé, mardi 28 décembre, de veiller à "faire respecter la loi" et averti que celle-ci "sera appliquée en toute fermeté" à l'égard d'une "minorité d'extrémistes".

Ces troubles qui se sont déroulés sur fonds de revendications sociales face au chômage et à la précarité des conditions de vie, ont engendré des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui ont fait deux morts. Des manifestations se sont déroulées ces derniers jours à Tunis et dans plusieurs villes du pays, en signe de solidarité avec les populations de Sidi Bouzid.

Le chef de l'Etat tunisien a d'abord appelé "à faire respecter la loi et à dissuader tout éventuel dépassement, de manière à consacrer les attributs de la paix, de la quiétude et la sécurité". Il a également mis l'accent sur la nécessité "d'accorder au volet social tout l'intérêt requis" et de "renforcer le dialogue avec la société civile".

 

"La loi sera appliquée en toute fermeté"

Dans une adresse télévisée, sa première intervention depuis le déclenchement des troubles il y a plus de dix jours, Zine El Abidine Ben Ali s'en est ensuite vivement pris à "une minorité d'extrémistes et d'instigateurs mercenaires à la violence et au désordre", dont les agissements "inacceptables" "nuisent au pays et en donnent une fausse image". "La loi sera appliquée en toute fermeté à leur égard", a-t-il dit.

Il faisait allusion aux opposants et syndicalistes intervenus sur des chaînes de télévision étrangères, en particulier Al-Jazira, qu'il a accusés de "diffuser des allégations mensongères" et de "dramatisation et de diffamation médiatique hostile à la Tunisie".

Déclarant comprendre la situation des jeunes chômeurs, il a annoncé des mesures supplémentaire pour faire face au "difficile" problème du chômage, notant que plus de 80.000 diplômés de l'enseignement supérieur intègrent chaque année le marché de l'emploi.


10-12-29 - Le Monde -- Remaniement ministériel à la suite des émeutes en Tunisie

Le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali a procédé mercredi 29 décembre à un remaniement partiel à la suite de violentes manifestations de jeunes sans emploi dans plusieurs villes du pays, a annoncé son premier ministre Mohamed Ghannouchi.

Samir Labidi, qui était ministre de la jeunesse et des sports, prend en charge les communications. Il cède son ministère à Abdelhamid Salama. Dans le cadre de ce remaniement, Kamel Omrane a été nommé ministre des affaires religieuses, en remplacement de Boubaker El-Akhzouri. Slimane Ourak a été nommé ministre du commerce et de l'artisanat en remplacement de Ridha Ben Mosbah et Abdelwaheb Jmal a été nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères chargé des affaires européennes.

APPELS À LA DÉMISSION

Un peu plus tôt dans la journée, le Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale) avait appelé à la démission des ministres de l'intérieur et de la communication, les jugeant responsables de la dégradation de la situation à la suite des troubles sociaux de Sidi Bouzid. Il y a une dizaine de jours, un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes qui s'était fait confisquer sa marchandise par la police municipale, n'ayant pas les autorisations nécessaires, avait tenté de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu.

Cet incident avait provoqué une vague de manifestations dans cette région à vocation agricole et où le taux de chômage est élevé. Des affrontements violents ont opposé des manifestants et des agents des forces de l'ordre, faisant un mort, deux blessés et des dégâts matériels importants. Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait dénoncé à cette occasion le "blocage médiatique" qui a accompagné la couverture des événements de Sidi Bouzid.

C'est la deuxième fois de l'année que le président tunisien retouche son gouvernement : en janvier, il avait nommé de nouveaux ministres des finances, de la défense et des affaires étrangères.


10-12-30 - Gulfnews -- Tunisian unemployment triggers violent riots

Tunisian unemployment triggers violent riots

Shows people no longer afraid to march in protest


Dubai: It is not clear yet if the Tunisian President's warning to rioters who crippled the country in the past 12 days will pay off or not.

But what is clear is that Tunisians are no longer afraid to take to the streets to force the government to hear their grievances.

The riots have been labelled an "unemployment uprising" which started in the town of Sidi Bouzid and spread nationwide.

The ongoing unrest has claimed one life, and another man has been treated with serious burns.

A policeman was also injured when his colleague accidentally shot him in the foot on the fourth day of the protest.

Economy at risk

The unruly incidents were given little or no coverage by the local media. Even the foreign press had very little information about them.

The only information leaked about the protests was on the videos uploaded on the Facebook and Twitter social networking websites. It took President Zine El Abidine Ben Ali and the local media 12 days to admit to the seriousness of the rioting and its impact on the country's image.

The government is concerned that the current unrest could damage the image of the country in the eyes of investors and tourists.

In his televised speech, Ben Ali warned that the government would be tough with those who put the economy at risk, adding that unemployment was a global crisis the government was doing its best to tackle.

The rioting was sparked when a policewoman, whose name has not been released, slapped Mohammad Bouzaizi, 32, after she was ordered to seize his wooden cart.

Bouzaizi was selling vegetables in the public market, some 265km south west of Tunis.

Too much

Bouzaizi, a university graduate from the College of Mathematics, could not find a job in his qualified field.

So he opted to sell vegetables to support his nine-member family including his disabled brother.

The unmarried Bouzaizi thought that the seizing of his cart and slapping in front of the people in the market was too much.

Bouzaizi went to file a complaint at the mayor's office after the police refused to acknowledge his complaint. The mayor too turned him down and refused to hear his complaint. Bouzaizi then doused himself with kerosene and set himself alight and was transferred to the hospital with serious burns.

Expression of support

One Sidi Bouzid resident, who spoke to Gulf News on condition of anonymity, said the news of Bouzaizi spread through the city and neighbouring towns where unemployment among citizens aged 15 to 29 had reached 27.4 per cent, according to government figures.

Thousands of people gathered on the second day in the city centre and in the neighbouring Manzil Bou Zayan city to express their support for Bouzaizi. The police treated the demonstrators harshly.

The riots continued in other cities as an unemployed man Hussain Al Naji, 24, climbed up a high voltage pole to commit suicide. Al Naji died instantly.


10-12-30 - IFEX -- Black-out organisé de l'information sur Sidi Bouzid


Black-out organisé de l'information sur Sidi Bouzid

(RSF/IFEX) - Les autorités imposent un black-out total sur Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie, qui connaît de graves troubles sociaux depuis le 17 décembre 2010, empêchant l'accès de la ville aux journalistes étrangers et tunisiens, n'hésitant pas à recourir à l'usage de la violence.

En signe de protestation, une vingtaine de journalistes indépendants ont organisé, le 27 décembre 2010, un sit-in (autorisé) devant le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), rue des États-Unis, à Tunis, pour dénoncer les interdictions imposées par les autorités à la couverture des événements récemment de Sidi Bouzid, et revendiquer le droit à l'information.

Reporters sans frontières apporte sous soutien plein et entier aux journalistes tunisiens qui tentent de braver la censure et appelle les autorités à lever les restrictions à l'information. Bloquer de cette manière l'accès à l'information est archaïque. Elle a déjà circulé sur Internet et les médias étrangers ont commencé à s'en saisir.

Le même jour, plus d'une centaine personnes se sont rassemblées devant l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), à 13 heures, à Tunis pour exiger que le développement économique de la région devienne une priorité nationale. Des policiers ont encerclé les manifestants pour les empêcher de se rendre dans le centre de la capitale. Le correspondant du journal "Al-Quds Al-Arabi", Lotfi Hidouri, qui couvrait le rassemblement, a été refoulé.

En outre, le dernier numéro de l'hebdomadaire "Al-Maouqif", organe de presse du Parti démocratique progressiste (PDP), a fait l'objet d'une censure déguisée. L'édition n°572, datée du 24 décembre 2010, qui revenait largement sur l'agitation sociale des ces derniers jours dans le pays, a en effet été retirée des kiosques alors que, d'après un communiqué de presse du journal, la Société tunisienne de presse affirmait avoir remis tous les exemplaires aux revendeurs le 25 décembre. C'est la troisième fois en l'espace d'un an que le journal est victime d'une telle censure.


10-12-31 - AP Yahoo! Actualités -- Tunisie_la chaîne Nessma TV brise le verrouillage médiatique sur les troubles de Sidi Bouzid

Tunisie: la chaîne Nessma TV brise le verrouillage médiatique sur les troubles de Sidi Bouzid

Vendredi 31 décembre, 12h54

Pour la première fois depuis le déclenchement des troubles à Sidi Bouzid, (centre-ouest de la Tunisie), une chaîne tunisienne privée, Nessma TV, a brisé le verrouillage médiatique en diffusant jeudi soir une émission spéciale sur ce mouvement de protestation sociale qui s'est propagé à la plupart des régions du pays, faisant deux morts et un blessé grave et engendrant de nombreuses arrestations.

Cette initiative, sans précédent dans les annales des médias tunisiens, dans le traitement des dossiers sensibles de l'actualité nationale, intervient au lendemain de la prise en main du secteur de l'information par un nouveau ministre, Samir Laâbidi.

Ouvert et inhabituel pour le téléspectateur tunisien, le débat a réuni une brochette de journalistes connus pour leur franc-parler et l'avocate et militante des droits humains, Bochra Belhaj Hamida, qui faisait sa première apparition sur une chaîne de télévision tunisienne.

L'émission, qui a duré près d'une heure et demie, était illustrée de reportages sur le terrain, où la parole a été donnée, "sans censure", aux habitants de Sidi Bouzid. Ces derniers ont fait part ouvertement de leurs revendications et des problèmes dont souffre cette région frappée par un taux de chômage élevé et le manque d'infrastructures et de commodités, à la différence des zones côtières.

Corruption, népotisme, responsables défaillants qui "ne pensent qu'à leurs fauteuils", impunité et absence de contrôle des crédits alloués par l'Etat: tout a été passé au crible, sans détours, par les citoyens interviewés, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes.

Un témoignage émouvant a été apporté par la soeur de Mohamed Bouazizi, ce jeune vendeur ambulant de fruits et légumes qui s'est immolé par le feu. Un acte de désespoir après la saisie de sa marchandise par des agents municipaux avait été le déclencheur des troubles. "Malgré le réconfort moral et le soutien matériel que nous a apporté le président (Zine El Abidine Ben Ali) en nous recevant, mon frère, gravement brûlé, vivra handicapé et ne pourra plus travailler pour subvenir à nos besoins", a-t-elle déclaré.

Sur le plateau, deux jeunes journalistes ont considéré comme un non-sens le verrouillage médiatique à l'ère de l'Internet. "Aux premiers jours des troubles, rien ne filtrait sur les journaux et les médias audiovisuels. C'était le black out total, alors que les chaînes de télévision étrangères en faisaient état en puisant leur matière sur la toile", a noté Rym Saïdi.

L'émission de Nessma TV, dont le propriétaire est l'homme d'affaires Nabil Karoui et dont le capital est détenu en partie par le producteur de cinéma Tarik Ben Ammar, constitue "un véritable tournant , pourvu que ça dure", a commenté Mounir Souissi, correspondant de l'agence de presse allemande DPA. AP

10-12-31 - Al Jazeera -- Another Tunisian protester dies

Another Tunisian protester dies


A protester dies after being shot by police, as activists criticise government repression of protests.

Yasmine Ryan Last Modified: 31 Dec 2010 09:50

A Tunisian protester has died of his injuries after police shot him in the town of Menzel Bouzaiene, according to the International Federation for Human Rights (FIDH).

Chawki Belhoussine El Hadri, a 44-year-old man, was shot during protest on December 24. He died on Thursday, the FIDH said in a statement.

Mohamed Ammari, a Tunisian teenager, had been killed by police bullets the same day that El Hadri was injured. Another young man, Houcine Falhi, committed suicide by electrocuting himself in the midst of another demonstration on December 22, after shouting out that he was tired of being unemployed.

The protests began in the town of Sidi Bouzid when a young university graduate, Mohamed Bouazizi, attempted to end his life by setting himself on fire. Bouazizi is receiving treatment for his severe burns at a hospital in Tunis.

Security forces broke up a demonstration in Monastir peacefully on Thursday, but used violence in Sbikha on Thursday, the FIDH said. The same happened in Chebba, where one protester had to be hospitalised.

Protests entered their fifteenth day on Friday.

"The FIDH again firmly condemns the use of firearms by the Tunisian security forces, and calls for an independent inquiry to caste light on these events, to hold those responsible accountable and to guarantee the right to peaceful protest," the organisation said.

Officials have said that the police's use of firearms against protesters last week in Menzel Bouzaiene was necessary after rioters barricaded a police station during the unrest, and used molotov cocktails to torch the building and some police cars.

Lawyers speak out

Mokhtar Trifi, president of the Tunisian Human Rights League (LTDH), told Al Jazeera that lawyers across Tunisia have been "savagely beaten" on Friday morning.

Lawyers gathered in central Tunis, while others assembled in the capital's suburbs, the town of Monastir and elsewhere in the country, after the national lawyers' order called on them to speak out against the government’s repression.

"It was to demand the release of lawyers arrested over the past two days, and to express solidarity with the wider protests in Sidi Bouzid," Trifi, who has participated in the gathering outside the courthouse in Tunis, said.

"There was a savage attack on the lawyers, who were protesting extremely peacefully," he said.

He said many people have been injured, some severely, when police beat the lawyers with clubs and punched and kicked them, arresting some and breaking up the meeting. The repression was the most violent in Tunis, he said.

The police also confiscated cell phones to prevent people from filming the incident in the capital.

Many lawyers have been arrested for supporting the protesters. Abderrahman Ayedi, pictured above, says he was tortured by police on December 28, after they arrested him.

Governor sacked

President Zine El Abidine Ben Ali sacked the governor of the region of Sidi Bouzid where the protests had begun.

Mourad Ben Jalloul was dismissed on Thursday, as Ben Ali's government struggles to respond to the political crisis the protests have provoked.

Three ministers and two governors have now been removed for reasons relating to the popular uprising, including Oussama Romdhani, the communications minister.

But Khadija Cherif, the secretary-general of the FIDH, told Al Jazeera that Ben Ali's response to the crisis hasn’t taken into account the major reforms the protesters are calling for. Neither has it allowed for the debate to be opened, she said, noting the Tunisian media's failure to report accurately on the events.

International 'indifference'

Most Western governments have stayed silent over the violent repression of the protests, in a marked contrast to the international outcry over popular protests in Iran in 2009.

By keeping silent over what is happening in Tunisia, Cherif said the world is "showing indifference to a population that is rising up in the face of massive repression".

"We can clearly see that it's self-interest that counts, not values like democracy or freedom," she said. "This discredits European and Western countries."

She condemned the tendency to describe Tunisia as an economic miracle.

"Just look at what this 'miracle' has led to," she said, referring to those marginalised by the liberalising economic path the government has taken.

France's Socialist Party, the main opposition, condemned the "brutal repression" of the protesters on Thursday, calling for those arrested to be released.

"It's unfortunately not the first time that the Tunisian security forces distinguish themselves by sometimes fatal repressive measures," Pouria Amirshahi, the party's national secretary, said in a statement from France.

Amirshahi called on the Tunisian authorities "to guarantee the safety of activists, journalists and lawyers, and to protect the right to information and the right to peaceful protest."

Simmering resentment

Some 80,000 Tunisians graduate from higher education annually, but analysts say the Tunisian economy is incapable of absorbing so many highly skilled workers.

The unemployment rate is 14.7 per cent, according to the World Bank.

Nouredinne Miladi of the University of Northampton points to unemployment figures from non-governmental sources. In the town of Sidi Bouzid, where the protests started, around 25 per cent of male university graduates are jobless, as are 44 per cent of female graduates.

He said the simmering resentments that led to the recent protests are rooted in years of systematic marginalisation of not only the young, but of significant parts of the country.

Flourishing coastal cities receive the bulk of the government's attention, he told Al Jazeera, while much of the rest of Tunisia goes overlooked.

The World Bank may have recently praised Tunisia's weathering of the global economic crisis, but the economic reality within the country is very different from how it is typically viewed abroad, he explained.

"What is promoted around the world is this lovely picture of tourism and so forth," he said.
  
The Tunisian government deserves praise for having made education a higher priority than other countries in the Maghreb like Algeria or Morocco, Lahcen Achy of the Carnegie Endowment for International Peace told Al Jazeera.

But the problem lies in the type of sectors that have been developed in Tunisia, which offer mostly low-skilled employment.

Highly educated young people are blocked from entering public life, whether it be politics, media or commercial spheres. Instead, economic development has focused on sectors such as tourism and textiles, which don’t meet the expectations of these graduates.

The government has a responsibility to design policy that encourages domestic and foreign investment in sectors that would provide jobs suitable for so many highly educated graduates.

"We have much more investment coming from Europe … just looking for cheap labour," Achy said.

Little freedom of expression

Beyond the employment dilemma, Miladi said there is a need to allow for greater freedom of expression.

"There has to be new initiatives with regards to opening up the media in the country," Miladi suggested.

Government has controlled television, radio and print media for decades.

"Only the internet remains probably the only source of opportunity for young people and others to voice their opinion," he said.

International media face many barriers in reporting from Tunisia. The government has banned Al Jazeera completely. The main source of information on the protests is coming from information Tunisians are posting to YouTube and Twitter.

Many of those tweeting about the popular uprising are beginning to question what they see as the failure of international media to cover the protests, compared to the outcry over pro-democracy protests in Iran in 2009.


Source:

Al Jazeera and agencies



11-01-01 - Radio Kalima --Tunisie - Riots Day 14 Protests Continue in Tunisia

Riots Day 14: Protests Continue in Tunisia


On Thursday, December 30th, 2010, the administrative commission of the regional labor union of Sidi Bouzid , headed by Mohamed Said held a meeting after which a decision of organizing a general strike on January 12th was unanimously taken .
Unionists called for the unconditional release of all the demonstrators arrested by the security forces.
They also demanded the opening of a serious investigation to determine those responsible of the assaults on people and the destruction of their properties.
On the other hand, since Wednesday, the trade unionists’ sit-in within the regional union premises is continuing.
They are demanding the lift of the siege imposed on the Governorate of Sidi Bouzid cities.
Kalima knew with regret about the death of the young Shawki al Hadiri shot on Dec. 19 in Sidi Bouzid.
 In the city of Jelma
Trade unionists and a significant number of activists, joined by an impressive crowd of citizens, gathered outside the headquarters of the Regional General Union and then walked in the city streets.
The demonstrators chanted slogans denouncing corruption and asking for their right to work and the lift of the siege striking Sidi Bouzid since the beginning of the events.
Police officers dispersed the demonstrators using truncheons.
In the city of Monastir
 A dozen of trade unionists and activists of the regional board gathered outside the Labor Union headquarters to express their solidarity with Sidi Bouzid inhabitants and to push the Regional Administrative Commission to take a clear decision regarding the events shaking the country .
Police surrounded the headquarters to prevent them from walking in the city streets. In the City of Mehdia Again outside the headquarters of the Regional Union, trade unionists gathered to express their anger and solidarity with Sidi Bouzid inhabitants.
In Djerba
Police officers prevented lawyers from leaving the courthouse.
The latter were forced to improvise their meeting in the building hall. Black robes chanted slogans calling for the lift of the siege imposed on the city of Sidi Bouzid and denouncing corruption and tyranny.
The same scenario occurred in the Regional Labor Union headquarters, where some citizens who came to join trade unionists were prevented from getting there.
Police used truncheons to prevent this action.
Kalima knew that the trade unionist Nejah Hamdani, member of the secondary education union was seriously injured after being assaulted by police officers using truncheons.
Her son was beaten too.
Other similar actions took place in the cities of : Makthar, Siliana, Jbeniana and Soussse.



11-01-03 - Radio Kalima --Tunisie - Affrontements à Jbeniana

Affrontements à Jbeniana

Des affrontements ont éclaté, vendredi le 31 décembre à 22h, entre les habitants de la ville de Jbeniana et les forces de l’ordre.
Ces dernières ont lancé des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants.
 Deux jeunes ont été arrêtés puis relâchés dans la matinée du samedi après avoir été soumis à la torture selon leurs déclarations.
Rappelons que la ville de Jbeniana subit une présence policière sans précédent et qu’une vague d’arrestations a eu lieu ces derniers jours dans la ville.